publié Le 09 Mars 2011
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Les 4 premières étapes pourraient être considérées comme préparatoires aux 4 étapes majeures suivantes. C’est vrai sans l’être car, comme évoqué plus haut, le fait de brosser ces 8 étapes plusieurs fois va permettre d’affiner chacune des 4 étapes “préparatoires” qui, en réalité, conditionnent les 4 étapes majeures tant elles sont fondatrices.
En fait, il serait préférable de considérer les 4 premières étapes
comme appartenant à la décision (ou au postulat) et les 4
autres à la mise en oeuvre.
Ce qui est certain, c’est qu’une faiblesse à “installer” solidement
ces 4 premières étapes feront que les 4 étapes opérationnelles
serviront à pas grand chose, à rien ou échoueront. II est
donc fondamental de s’y pencher très sérieusement.
Une entreprise ou un projet, c’est avant toute chose une « idée » (qui est toujours un ensemble d’idées ¹ ). Mais une idée, ça doit avoir des contours particuliers et surtout, cela doit être en cohérence avec ce que l’on est, ce dont on a envie.
Mettre en route quelque chose pour découvrir quelques années après qu’on n’est pas fait pour cela ou que ce sur quoi on s’était fondé pour se lancer, finalement, ne nous apporte aucune satisfaction, si ce n’est aucun bonheur ... c’est ballot !
On a tendance à dire qu’il est préférable de se reposer sur son savoir-faire pour envisager de monter un projet ² . C’est sans doute une précaution collective, un garde-fou de masse — un peu comme celui d’obliger tout le monde à rouler lentement sur la route. Certes, il est probablement (statistiquement) plus certain qu’un pâtissier de formation puisse lancer une chaîne de boutiques de petits gâteaux ou qu’il soit plus à même de mener un projet de gamme de produits de pâtisserie dans un grand groupe alimentaire. Mais c’est un peu réduire les capacités de l’homme à la seule période de sa vie qu’est celle des études scolaires. L’homme est beaucoup plus capable que cela, capable de se reconvertir, capable d’apprendre plusieurs métiers, capable d’innover aussi et d’inventer sur des terrains qui n’avaient rien (ou pas grand chose) à voir avec ceux du métier de ses diplômes ou de ses expériences passées — d’ailleurs n’existent-ils pas des troncs communs ou des compétences transposables d’un métier à un autre ? —.
Quoi qu’il en soit, ce serait sans compter sur un aspect important qui, en marketing, peut peser très lourd et valoir très cher : le regard nouveau que pourrait porter un nouveau venu dans un domaine, en l’acquérant, fort d’une expérience d’adulte disposant d’une certaine expérience. Et si le choix doit être fait d’entrer dans un domaine qui n’est pas le notre, il est, de toute façon, plus que fortement conseillé d’envisager une période d’acquisition et de ne pas la sous-estimer.
Une idée, donc, c’est fondamentalement quelque chose que l’on a envie de faire, soit qu’on en est l’inventeur, soit que l’on s’est emparé de l’idée d’un autre (attention aux droits d’auteur !). Et on a envie de le faire parce que cela nous enthousiasme, que l’on pressent que cela va nous rendre heureux, que l’on va s’y épanouir, que l’on se plaira à y oeuvrer, qu’on en sera fier, que l’on va avoir un certain impact sur notre milieu, sur notre territoire, sur notre monde.
Mais attention. Une idée de projet doit être autonome. Pas un “par défaut”. Pas un “pas d’autre choix”. Pas une “opportunité qui s’est présentée là” — à moins que celle-ci se trouve être la base d’un déclencheur d’un projet d’affection.
Une idée, ça se pèse. Ça s’imagine. Ça se projette à court, moyen et long terme. Parce qu’une fois qu’on a commencé à s’y investir, le temps qu’on y aura consacré risque bien d’être perdu si l’on doit s’arrêter en route. Ce qui, d’ailleurs, peut constituer une stratégie complémentaire : avoir une idée qui, même si elle échoue, sera quand même bénéfique, transformable, réutilisable...
