Souvent délaissé lors de contextes économiques peu favorables, le poste budgétaire
dédié à la communication est cependant celui qu’il ne faut pas négliger.
En effet, en temps de crise notamment, la communication d’une entreprise, surtout si
elle est petite ou moyenne, a au moins trois conséquences bénéfiques.
La première est de rassurer. En effet, une entreprise qui communique dans un
contexte morose fait montre de sa bonne santé, et le cas échéant, de sa volonté de
ne pas souscrire au pessimisme ambiant. Elle bénéficie en outre d’une visibilité plus
importante puisque ses concurrents vont préférer se taire dans le but de faire de
(fausses) économies… .
La seconde est de recruter et fidéliser. Avant tout moyen de prospection et de
recrutement client pour une TPE-PME, la campagne de communication en temps de
crise remplit son rôle. Ainsi, si elle ne permet pas un retour sur investissement
immédiat en termes de chiffre d’affaire, c’est sur le moyen-long terme qu’elle se
révèlera, si elle est bien réalisée, payante. En effet, le client ou prospect qui n’aura pas
pu pour cause de restriction budgétaire se tourner vers une entreprise, saura, une
fois le porte-monnaie garni, la retrouver et en fin de compte réaliser son achat. Dans
le même temps, le client fidèle sera lui conforté dans son choix en observant la vitalité
d’une marque à laquelle il a accordé sa confiance.
La troisième est de motiver. En pratiquant une politique de communication, peut-être
plus restreinte, mais en tout cas active, l’entreprise favorise ainsi la consommation
de ses clients. Notamment si elle lance des campagnes d’image ou de
communication produit en phase avec leurs attentes : prix négociés, services plus
complets, etc…
Elle participe en même temps à redonner confiance à un marché maussade et
entretient une certaine émulation professionnelle, favorable à une reprise que tout le
monde souhaite rapide.
Ainsi, la « reprise », ce sont nos entreprises qui doivent l’amorcer. Nous le voyons
tous les jours, l’entreprenariat n’a jamais été aussi florissant. Pour ne pas perdre ce
dynamisme, les entreprises doivent le faire savoir et donc… communiquer !
Il faut s’attache à révéler et soutenir ces actions. En temps de crise, c’est peut-être
aussi cela l’exception française : la vigueur et l’innovation d’un tissu entrepreneurial
solidaire et bouillonnant !
Thibault Di Maria
(Fondateur Poésie Conseil)