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Profession : Directeur de Conception
publié Le 20 Septembre 2010

Faut-il que ce soit les gens de management qui s’en chargent plutôt que ceux de marketing ?
Aucun des deux, si ce n’est ceux d’entre les deux qui ont la vision la plus profonde de ce qu’est réellement une entreprise.
La gestion du changement suppose que l’on soit capable d’appréhender toute la gamme des problématiques humaines
que va générer la transformation de l’entreprise.
Histoire de définir les bornes, le principe le plus simple consiste à
imaginer le pire.
Deux visions extrêmes de l’entreprise s’opposent. Ces 2 extrêmes sont le pire de chaque extrême.
L’un considère comme un don le fait d’avoir offert des emplois salariés à des gens qui
n’auront d’autres responsabilités que de respecter leur contrat de travail.
L’autre considère comme un engagement
le fait d’avoir entrainé des gens dans l’aventure sans les intéresser aux bénéfices potentiels que l’entreprise générera.
La conduite ou la gestion du changement doit trouver un terrain intermédiaire à ces 2 extrêmes. Mais attention,
chaque extrême va tirer dans son sens.
Les engagés / enragés du travail, salariés compris, revendiqueront
leur mode de fonctionnement comme la normalité et le caractère nécessaire et obligatoire de la transformation.
Les moins engagés revendiqueront leur propre normalité et le caractère nécessaire de préserver
les engagements de vie, ceux que protègent leur contrat de travail.
Pour mémoire, rappelons que le contrat social porté par
le mandat social n’est pas optionnel.
Difficile de prévoir quoi que ce soit, tant il est vrai que chaque entreprise n’est pas construite de la même manière,
ni même n’a la même histoire.
Une chose est certaine, si l’entreprise a l’obligation de survivre, elle a aussi l’obligation
de le faire en respectant son mandat social.
C’est donc un chemin critique qu’il va être nécessaire d’établir
et bien souvent il nécessitera du temps :
Plutôt que de chercher le guide tout fait des 20 étapes à suivre pour conduire le changement, il serait préférable de s’appuyer sur un mot
d’ordre réglementaire :
la conduite du changement ne devrait bouleverser aucune vie à moins qu’elle n’en soit d’accord.
Et ça ne marche pas que pour ceux qui “se contentent” d’être salariés. Ça doit aussi fonctionner pour tous ceux qui ont choisi leur mission comme une
passion ou un loisir.
Pour la manière de s’y prendre, il est préférable d’associer tout le monde, même s’il est évident que
cela prendra plus de temps.