publié Le 29 Juillet 2009
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“Faire ça ou peigner la girafe…” n’est que le reflet d’une vocation d’entreprise non partagée et non partageable avec l’équipe. Les gens préfèrent aller au job de bon coeur que d’y être forcés. Nous devons partager la vocation avec tous.
Le peuple n’existe pas plus que le groupe. Ce n’est qu’une somme d’individus. Chaque membre y adhère (ou y reste) pour ses raisons propres. C’est à ceux qui animent d’agir pour que l’esprit du groupe influence les raisons individuelles.
“Je préférerais aller à la pêche que de travailler”. Traduction : j’ai besoin d’argent. Le dépassement de soi, la gloire, une équipe qui gagne, faire partie des vainqueurs, ça concerne peu de gens. Il faut anoblir tout en récompensant.
Les premiers à retrousser les manches doivent être les cadres. S’ils sont incapables de montrer aux autres qu’ils savent faire ce qu’ils demandent, quels exemples pourraient alors être suivis ?
Lorsque l’équipe est très soudée, pourquoi pas ? Mais comment va se sentir le beau dernier qui rencontre peut-être simplement des difficultés faciles à résoudre. Attention à la compétition, elle peut déclencher des réactions peu contrôlables.
Dans un collectif, parfois, on trouve des gens qui ne participent pas mais qui critiquent. Prendre leurs avis en considération va les amener à critiquer autre chose, puis encore autre chose. Et on va finir par s’arrêter de créer.
La politique, c’est la gestion. Cela ne doit pas être confondu avec “manipulation”. Lorsqu’en interne on fait sa communication avec un esprit “manipulateur”, on est vite identifié pour ce que l’on a laissé voir.
Une entreprise, c’est : une entreprise, son collectif (ses membres) et son environnement. C’est (tous) ensemble que cela se gère. On peut être acteur pour vraiment renforcer le développement durable mais il faut le faire vraiment, sinon gare à la mauvaise presse.
Lorsque l’on met des actions internes en place, il faut certes les communiquer, mais combien sont ceux qui oublient de communiquer les résultats et s’attachent aux ratés plutôt qu’aux succès qui donnent l’envie ou le courage de continuer ?
Le dire ou se taire ? La vérité, laquelle ? La sienne ? La façon dont on voit telle chose ou tel fait, … ? La vérité c’est une vérité acceptable pour l’autre ! C’est “modeler” sa vérité à soi pour aider l’autre à “créer” sa vérité à lui.
La communication interne, ce n’est pas de la pub. Les titres chocs, les textes édulcorés, c’est déjà moyen pour l’externe … alors pour l’interne ! Mieux vaut présenter des résumés et des développements qu’on lira si on veut en savoir plus.
Franchement, comment un collectif pourrait l’être s’il ne pouvait pas se dire ce qui va et ce qui ne va pas, et si les différents angles de vue n’avaient pas le droit de s’exprimer ? En interne, de la pub uniquement pour “guider” vers l’information.
Faut-il tout dire ? C’est un choix. Certains préfèrent ne pas transmettre les mauvaises nouvelles. Ils n’ont pas toujours tort. Mais elles font aussi partie de la réalité et, à trop retenir, on déconnecte les autres du réel.
Pour que le collectif fonctionne, les nouveaux comme les anciens, les débutants comme les expérimentés doivent avoir une plate-forme d’expression. La communication interne doit être ouverte à tous.
Voilà bien un sujet épineux. Une règle simple. Tout ce qui peut être vu d’ailleurs doit être visible en interne. Au moins on ne passe pas pour un cachottier. Ne serait-ce que pour rectifier !
Ça marche très bien dans les relations humaines.
Si ce n’est pas dit, on le dira à notre place et
généralement pas de la manière la plus flatteuse.
Et si l’on ne corrige pas une critique injustifiée,
c’est qu’elle est vraie.
