publié Le 29 Juillet 2009
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Rêver ne semble pas être la meilleure des valeurs de nos sociétés. Ne dit-on pas “c’est un doux rêveur” ? Pourtant tout ce que l’homme a inventé et mis au point a commencé par un rêve. Il faut respecter vos rêves autant que ceux des autres.
Lorsqu’un projet n’est pas assez mûr, on est bien souvent incapable d’en parler d’une manière facile à comprendre pour les autres. Alors on s’expose à toutes les critiques, aux a priori, et à ceux qui savent toujours tout.
Certaines personnes n’aiment pas voir les autres réussir, créer, s’épanouir, … bien souvent parce qu’elles sont elles-mêmes en échec. Un bon ami qui vous critique pour votre bien n’est pas un ami.
Il faut du temps pour mûrir une idée. Ça ne veut pas dire qu’il faille y travailler longuement, mais au contraire espacer les séances de travail par d’autres activités. C’est une bonne méthode pour garder l’esprit neuf et rester créatif et inventif.
Il faut refaire la même chose plusieurs fois, avec un petit délai entre, pour constater qu’à chaque fois notre pensée se précise et se simplifie. La bonne synthèse, facilement énoncée et comprise, ne vient jamais du premier coup.
Se perdre dans les détails alors que l’on n’a pas encore tracé le “général”, c’est la meilleure manière d’aller à l’échec. Dresser d’abord le tableau général avant d’entrer dans les détails.
On est souvent tenté de vouloir peaufiner par conscience ou professionnalisme. Pourquoi perdre du temps alors qu’on est au début du projet ? Peut-être que l’importance de tel point disparaîtra une fois que l’on aura avancé.
Les chiffres sont le plus bas niveau de détail d’un projet. Pourquoi prendre le risque de passer à côté d’une bonne idée parce qu’on est déjà en train de faire de la comptabilité ? Il faut stabiliser les grandes lignes du projet avant toute chose.
Avoir envie d’atteindre un objectif est essentiel pour l’homme. C’est un ingrédient du rêve. Prévoir nécessite d’avoir commencé la transformation du rêve en réalité et de disposer d’éléments réels, concrets, d’analyse.
Il est indispensable de tester ses idées. Mais pas avant qu’elles n’aient mûri, avec une bonne synthèse en mains et surtout auprès de personnes en rapport avec ces idées. Attention ! Les conseilleurs ne sont pas les payeurs.
Non et re-non. Ce n’est pas seulement la supposée “demande” qui guide le marché. Parfois, en offrant quelque chose de neuf, on déclenche la demande, parce qu’il y avait une certaine “attente” qui n’était pas exprimée ou exprimable.
Le marché n’est pas QUE “les clients”. Le marché, c’est tout ce qui permet aux clients d’avoir un produit ou un service, donc tous CEUX et tout CE qui participent, d’une manière ou d’une autre, à l’existence de ce marché.
Les partenaires, cela peut être nécessaire, voire indispensable. Mais que dire d’un projet ou d’une activité qui n’existe que par “ses partenaires”. Et que se passe-t-il lorsque l’on perd des partenaires, ou qu’ils ne sont pas si “fidèles” qu’ils le disaient ?
Il n’est pas impensable de démarrer seul mais s’associer avec d’autres nous oblige à travailler nos idées pour les faire partager. Ceux qui démarrent seuls en général continuent seuls.
C’est parfois difficile de freiner son envie de voir aboutir ses projets. Mais c’est tellement dommage d’avoir voulu aller trop vite pour découvrir qu’on a choisi une mauvaise piste une fois qu’on est allé trop loin. Le besoin de démarrer est un piège.
Parfois un projet n’est même pas encore lancé que l’on est déjà sollicité par un “dossier potentiel”. Attention ! Attention ! Ce dossier peut servir de test, mais il ne faut pas qu’il sabote la phase de lancement.
L’art du Management c’est principalement de découper les grandes étapes en petites, plus faciles à réaliser. En se forçant à ce découpage, on modifie parfois ses étapes et on affine sa capacité à réaliser des choses impossibles ou difficiles.
Être la personne de la situation ne veut pas dire qu’il faille être un expert du sujet. On peut en connaître suffisamment et parier sur sa capacité à s’améliorer et à apprendre. Il n’y a pas d’âge. Ceux qui disent le contraire ont choisi de s’arrêter.
Les échecs sont le fumier de la vie. Même si parfois ils ne sont pas faciles à avaler, il faut tout de suite préparer le projet suivant et continuer à aller de l’avant. Bientôt l’échec apparaîtra comme une bonne expérience qui nous grandit.
La qualité n’est pas l’idée que l’on se fait de ce qui serait mieux ou moins bien. La qualité, c’est la bonne chose, au bon moment, pour ceux qui en ont besoin. Mesurer la réussite, c’est vérifier, mesurer cette qualité-là, pas une autre.
On peut être parti trop vite, sans avoir bien défini là où l’on allait. Il vaut mieux découvrir qu’on est hors des clous et qu’il va falloir corriger le cap plutôt que d’arriver ailleurs et d’en payer le prix.
