Dans un moment où je travaille au plan de lancement et où, pour cela, je rencontre les principaux acteurs de l'acquisition de prospects ou de clients,
il m'a paru opportun d'entamer une série sur cette question existentielle sur Internet :
comment créer du trafic sur son site ?
Je n'ai pas pour objectif de rédiger des tutoriels - ils sont légion - mais plutôt de
présenter les leviers que
j'ai utilisés par le passé et de prodiguer un retour d'expérience. Je prévois de traiter les leviers suivants
(pas nécessairement dans cet ordre) : référencement naturel, référencement payant, comparateurs d'achat,
affiliation, publicité, e-mailing,
cash back, ventes privées et partenariats.
L'insigne honneur de commencer cette série revient au
référencement naturel.
Le référencement naturel, c'est l'ensemble des méthodes et des techniques permettant d'être placé dans les premiers résultats des
principaux moteurs de recherche selon des mots-clés qui importent à vos objectifs. Si votre activité est la vente de fleurs en ligne, sortir en tête
des résultats prodigués par Google pour la requête "achat de fleurs" ne devrait pas être défavorable à vos affaires.
Le trafic naturel peut peser plus de 25% du trafic total de votre site. Il est possible de distinguer
trois dimensions au référencement naturel.
La première est
technique. Il s'agit de paramétrer
le fichier robots.txt,
d'optimiser l'arborescence des répertoires de fichiers ainsi que leur nomenclature, d'optimiser également la nomenclature des fichiers (pages, images, sons, etc.)
comme des urls, de s'assurer que la hiérarchisation des contenus éditoriaux se traduit par l'emploi des balises
HTML adéquates (par exemple, que le titre des pages soit mis en forme au moyen de la balise H1), etc.
La deuxième est
éditoriale. Il faut écrire pour ses lecteurs... tout en gardant à l'esprit que les moteurs
vous "lisent" aussi.
(On retrouve ici aussi deux messagers.) Il s'agit d'optimiser les contenus de votre site, les textes surtout, selon les mots-clés qui vous importent. Par optimisation,
il faut notamment entendre répétition raisonnée des termes, placement près de
la balise BODY
, placement dans les titres, mise en relief, etc.
La dernière dimension est la
notoriété. Sur Internet, elle se mesure par les liens vers votre page. En simplifiant, si ces liens proviennent
de pages réputées dans le domaine dont traite votre page, celle-ci bénéficiera d'un coup de pouce dans la compétition pour les
premières place. (Notons également que les liens faits vers d'autres pages pèsent, quoique dans une moindre mesure.)
On le voit, les paramètres sont nombreux -
plus de deux cents chez Google
- et leur poids inconnu et variable. En effet, les moteurs de recherche modifient
leur algorithme à mesure que le Web évolue. Aussi, même s'il y a de persistantes bonnes pratiques, n'a-t-on jamais optimisé son site une fois pour toutes.
J'ai travaillé quelques années dans une société spécialisée dans le référencement de sites Web.
Autant le dire, j'ai de fortes réserves sur le sérieux de la plupart des professionnels de la place, et les plus réputés ne font pas exception,
au contraire. Si je devais donner des conseils à qui entend optimiser son site, ce seraient les suivants.
En premier lieu, faire appel à des
freelances : moins coûteux que les agences et plus compétents. Dans tous les cas, je m'enquerrais de
leurs clients et vérifierais les résultats obtenus.
Si vous êtes en phase de conception, il n'est pas de meilleur moment pour optimiser son site. À ce stade les points techniques sont aisés à
implémenter ; ultérieurement, cela devient une affaire.
Si ce n'est pas le cas, la première chose à mon sens est de définir la liste des mots-clés cruciaux pour votre activité et
de mesurer ses performances. Ensuite, je négocierais avec les professionnels un engagement de résultat. Je trouve aberrant que la profession fonctionne
entièrement à la prestation. Un élément de performance devrait être introduit, où les critères pourraient être la
page de résultat et la persistance des positions. Il n'y a rien de plus facile à mesurer. Des outils comme
AgentWebRanking
le font depuis des années.
Par la suite, je m'assurerais grâce à un outil de
Web Analytics que les
visites suscitées par ces mots-clés conduisent aux performances escomptées.
En conclusion, si aujourd'hui les moteurs de recherche
sont une force dominante, ils ont plusieurs
défis à relever. Ainsi,
les réseaux sociaux comme Facebook ou MySpace qu'ils ne peuvent indexer alors
que les personnes y passent un temps croissant ;
les technologies du Web 2.0 (Ajax...) qui remettent en cause la notion de page Web ; la montée en puissance du "
Web en direct"
(dont
Twitter est la figure de proue) et qui rend la logique d'indexation différée
souvent impertinente ; etc.
Ce sont autant d'éléments qui invitent à ne pas se reposer uniquement sur les moteurs de rercherche pour la promotion de ses services.
Post scriptum
Quelques ressources pour qui souhaite approfondir le sujet :