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S’inscrire dans des réseaux existants est une recommandation courante faite aux porteurs de projet ou entreprises, associations, …
Si je soutiens cette démarche, celle-ci doit toutefois être fondée non sur une simple recommandation mais sur votre réelle appropriation du sujet,
mon objectif étant de vous donner les clés pour que votre implication soit bénéfique ET pour ces réseaux ET pour vous-même.
Vous projetez d’entrer, vous venez d’entrer ou vous êtes déjà depuis un moment dans un club d'entreprises, une association de commerçants,
une fédération professionnelle, un réseau professionnel, une communauté d'acteurs économiques ou écologiques, tout autant que dans un ou
plusieurs réseaux sociaux ou professionnels sur internet.
C'est utile.
Pour simplifier, votre participation se décline en 2 attitudes distinctes :
1. Vous vous êtes contenté d'adhérer et vous en avez pour votre argent, en général le droit d'avoir votre nom dans l'annuaire des membres et sur
le site web du club ; comme dit un de mes amis, c'est une pub pas chère et, en soi, rien que pour ça, ça vaut déjà le coup.
2. Vous avez adhéré, vous assistez aux réunions, aux rencontres, vous allez au-devant des autres membres pour faire connaissance, vous vous intéressez
à leur boîte, vous apportez votre aide aux leaders du groupe, … et là, vous allez commencer à entrevoir de réels débouchés,
car : “ON VOUS VOIT” ; mais, comme dit un autre de mes amis, ça prend beaucoup de temps et ce n'est pas sûr que ça rapporte tant que ça.
Pourtant, nombre de clubs d'affaires, de métiers,
voient chaque année des membres les quitter et comptabilisent une énorme quantité de leurs membres
qui
ne contribuent pratiquement jamais aux activités ou au développement du club.
Alors, pourquoi des membres s'en vont-ils chaque année ?
Et pourquoi la “non-participation active” est-elle si répandue ?
De la faute des Clubs ?
De la faute de leurs parrains (ceux qui les ont convaincus d'y entrer) ?
Pourquoi, aussi,
nombre de ceux qui s'y impliquent finissent par se décourager ?
De la faute du
trop grand nombre qui eux ne s'impliquent pas ? Vous savez ce leitmotiv que l'on entend de la part de ceux qui s'impliquent : “Pouh ! Les gens ne sont
pas ou plus impliqués” !
De la faute de
l'encadrement des Clubs ?
Parce que ceux qui s'impliquent ne seraient
pas assez pugnaces ?
Parce qu’ils finiraient par réaliser que
l'investissement est trop lourd par rapport au retour obtenu ?
Eh bien, j'ai une réponse et elle se résume dans la caractéristique suivante :
Le réseau est très souvent (toujours ?) sous-tendu par une intention très différente de celles qui sont publiquement annoncées.
Ce qui vous apparaît comme sa raison d'être - et les bénéfices que vous êtes censé en retirer en en faisant partie - sont trop souvent
une façade pour inciter à venir grossir le nombre d'adhérents et crédibiliser l’objectif sous-tendu.
Pour développer, je dirais que cette intention non dévoilée, parfois oubliée, parfois dificile à décrypter, parfois même peu
avouable, peut provenir soit de l'idée d'origine de la création du réseau, soit, pire, s'être imposée comme un état de fait dans le temps.
Quoi qu'il en soit, l'intention - c'est-à-dire l'idée initiatrice dans le sens du Business Model - n'est plus ou pas visible. Toutes justifications que l’on
vous exposerait de l'intérêt d'en faire partie, ne sont plus alors que des bénéfices secondaires, eux-mêmes justifiés par une idée
du type : “On a besoin d'eux et en échange de leur présence on leur donnera ça”.
En d’autres termes, vous avez adhéré à la promesse de bénéfices que vous avez cru être principaux. Or, pour le réseau en
question, ce ne sont que des bénéfices destinés à vous inciter à adhérer.
Avant d’illustrer mon propos, j'aimerais ajouter la conséquence de cette caractéristique :
Pour tirer pleinement profit de sa participation à un réseau, il faut être totalement conscient de sa vraie raison d'être et des béné?ces
possibles de la contrepartie de sa participation.
Et, toujours pour développer, ceci est important parce que si l'on découvre que certaines actions du club ou de leaders du club semblent aller dans un sens
différent de celui que l'on avait compris, au minimum, on sera interloqué, au pire on sera très fâché.
De cette conséquence, on pourrait conseiller à chacun :
* soit de faire vraiment l'analyse du réseau dans lequel on entre pour essayer de découvrir ce qui est sous-tendu, d'évaluer la vraisemblance des
bénéfices affichés en interrogeant les membres, d'évaluer aussi les conditions d'acquisition de ces bénéfices affichés, et s'il
existe vraiment un ou des bénéfices dont les conditions vous conviennent, d'échafauder une stratégie qui ne risque pas de se mettre en opposition
avec cette intention non affichée, voire qui s'y associe (mais attention de ne pas apparaître trop ambitieux car, plus l'intention sous-tendue est inavouable,
plus vous risquez d'apparaître comme un obstacle).
* soit d'y aller à petits pas et de ne s'y investir qu'après une bonne période d'observation, d'incubation, de découvrir ou supposer l'intention
sous-tendue et de faire comme évoqué au point précédent.
Illustrons maintenant la caractéristique et ses conséquences :
Si vous me le permettez, je ne le ferai que sous forme de questions et vous laisserai le soin de vous figurer les différents scénarios de votre implication dans de tels cas.
Combien de Clubs d'Entreprises ont été lancés sur l'initiative d'institutions locales : mairies, cantons, départements, chambres de commerces, … ?
Combien de Fédérations professionnelles ont été initiées par des acteurs politiques ou en passe de le devenir ?
Combien d'associations sont devenues des “tremplins” aux élections locales ?
Combien d’associations encore n’existent que pour présenter l’avantage de n’avoir qu’un interlocuteur unique en la personne du Président,
le point de vue de l’Assemblée Générale étant relégué au second plan ?
Combien de réseaux professionnels ont été établis par des gens qui souhaitaient développer leur réputation en vue de leurs propres
intérêts professionnels ?
Et, au risque de passer pour un “Machiavel”, juste une petite dernière :
Combien de réseaux sociaux ou professionnels sur internet ont été montés dans le but d'avoir un maximum de visiteurs et de retirer de leurs visites un
maximum de revenus de la publicité ?
Mon intention, bien évidemment, n'est pas de vous décourager d'utiliser la richesse des réseaux, mais plutôt
d'aider à faire fonctionner
la maxime : “une femme ou un homme averti en vaut deux !” et de rappeler une bonne base de fonctionnement :
Cherchez à comprendre le Business Model du réseau auquel vous envisagez de vous rallier et évaluez vos capacités à atteindre vos propres
objectifs ou ceux de votre cause avant de déchanter. Si vous ne l'avez pas encore fait, il n'est jamais trop tard pour le faire.
En termes Marketing : le Business Model du réseau doit se trouver aligné sur votre propre Business Model.