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La création d’un événement ou la présence dans un événement, si cet événement s’apparente à
un produit en tant que tel (voir
“L’événement est un produit”),
possède en soi un aspect différent pour ce qui est de
"l’après" sa consommation, c’est-à-dire après qu’il ait eu lieu.
Bon, faisons pratique.
Vous organisez une réception, vous y présentez ce que vous faites et vous comblez vos invités avec vos petits fours salés et sucrés,
votre champagne (à consommer avec modération) et tout, et tout. Et vos invités sont contents car, cerise sur le gâteau, ils ont fait des rencontres
et au moins complété leurs carnets d’adresses, voire ouvert quelques possibles affaires.
Tiens, on aurait peut-être oublié que vous aussi vous avez SANS DOUTE complété votre carnet d’adresses et ouvert quelques possibles affaires,
parce que SANS DOUTE la présentation de votre activité était bien faite et SANS DOUTE aussi vous avez su attirer (et convaincre) ceux qui avaient besoin de
vos produits ou services (ou les deux).
Si vous avez participé à un événement, pour simplifier, on dira que c’est pareil parce que vous n’aurez pas compté seulement sur
la communication de l’organisateur mais vous en aurez aussi fait vous-même la promotion et invité l’intégralité de votre carnet d’adresses.
Donc, tout le monde a été très content et chacun rentre chez soi. Et vous de passer le balai, de mettre votre matériel dans le camion et de finir aussi,
mais un peu plus tard, par rentrer chez vous.
Et après ?
Et bien, après, on va naturellement se concentrer sur les “touches” que l’on a faites et sur les cartes de visites que l’on a glanées.
Et c’est parfaitement normal.
Tiens (bis), on aurait peut-être oublié quelque chose ! Oui, on oublie quelque chose d’énorme (comme on dit aujourd’hui).
Si l’événement est un produit (voir -bis- “L’événement est un produit”), pourquoi sa durée de vie ne serait-elle
comprise qu’entre l’avant (la promotion) et le
pendant ? Il n’y aurait pas d’
après ?
Si, il y a tous ceux qui ont été touchés par la promotion que vous avez faite de l’événement et qui ne sont pas venus.
Vous leur avez donné une idée incomplète du produit puisqu’ils n’ont eu droit qu’à l’avant.
Scenarii pour des absents
Imaginons un peu quelques scénarios.
* Bernard rencontre Alain qui lui dit : “Je suis allé à la réception de SOCOPEC, c’était nul”.
Bernard aussi était invité.
* Cécile rencontre Bruno qui lui dit : “Es-tu allé au salon des ZZZZZ ? Moi j’y suis allé, il y avait beaucoup de monde,
mais qu’est-ce que c’était mal organisé ! Je n’ai même pas pu assister à une conférence”.
On n’est certes pas obligé d’entrer dans le catastrophisme, mais des variations plus légères peuvent aussi exister.
* Francis n’aime pas les cocktails, c’est pour cela qu’il n’est pas venu.
* Andrée avait plus important à faire que de venir vous visiter au salon.
* Christophe pense que ça ne sert à rien, qu’on ne fait que des rencontres sans intérêt.
* Gérard : les salons, les salons, pourquoi pensent-ils que ça va leur apporter quelque chose ?
* Magali : moi, faire des rondes jambes dans une réception, très peu pour moi, et puis, je suis trop timide.
La nature a horreur du vide
La nature ayant horreur du vide, ce que vous ne remplissez pas est rempli par ceux qui ”profitent du vide” … que vous avez laissé.
Donc, il faut gérer l’après, il faut communiquer sur l’événement, de manière à en donner votre bénéfice,
le bénéfice de ceux qui y étaient présents, … et ainsi ne pas permettre (ne pas trop permettre, si vous voulez) que le “trou”
soit rempli à votre place.
Il faut le faire à destination de ceux qui étaient
absents tout autant qu’à destination de ceux qui ont été présents car
eux non plus ne connaissent pas forcément
vos bénéfices et ceux des autres convives.
Il faut le faire aussi pour que
ceux qui pensent que ça n’est pas utile aient l’opportunité de changer d’avis, …, de surmonter leur
timidité par exemple.
Il faut le faire pour toutes ces bonnes raisons en plus de deux essentielles :
* c’est votre image que vous avez jouée,
* quitter la table avant le dessert, c’est gâcher toute la soirée.