
Luc-Olivier LAFEUILLE - Blog sur le Marketing et la Communication - L'Agence Asity - Blog de Photos - Kleen'up - Poubelle Cendrier de Poche
publié Le 22 Mai 2009

1.
Chacun de nous sait des choses que d’autres (beaucoup) ne savent pas, c’est la première raison d’écrire.
2.
Chacun a appris des choses des autres, ils ont partagé avec nous, la moindre des choses c’est d’en faire autant.
3.
Chacun de nous a sa propre vision des choses et c’est déjà en soi une bonne raison d’écrire.
4.
Certains pourraient mieux savoir ce que nous connaissons (peu), mais eux ne sont pas forcément lus par ceux qui vous lisent, voire n’écrivent peut-être jamais, et ceux qui savent mieux ne sont pas forcément très accessibles.
Sans aucun doute le plus facile car l’info que vous allez relayer ou dont vous allez vous inspirer sera bien garnie de multiples contributions dans la blogosphère
ou/et les sites de presse.
Une petite astuce : l’info peut être détournée pour évoquer un sujet que vous connaissez bien ou qui est en rapport avec
la thématique de votre blog.
Exemple : l’info parle de la hausse spectaculaire du pétrole et votre blog parlant de produits verts, vous écrivez un article d’analyse
sur l’incidence de cette hausse en matière d’écologie ou de développement durable.
Vous savez forcément des choses que d’autres ne savent pas et, au contraire, vous savez que vous ne connaissez rien sur un thème particulier.
2a- Écrivez ce que vous savez, à votre niveau de connaissance, et complétez ce que vous savez en cherchant sur internet.
Vous en profiterez pour approfondir le sujet et mettre quelques liens qui permettront aux lecteurs d’approfondir eux aussi.
2b- Si vous ne connaissez rien à un sujet particulier, pourquoi ne pas vous posez des questions sur ledit sujet, en direct sur votre blog et de tenter
d’y répondre, toujours en direct, avec ce que vous découvrez sur internet ? Faites appel à votre auditoire pour vous aider à
répondre à vos questions dans les commentaires associés à votre article.
Rien de plus simple que de trouver quelqu’un ou quelque chose avec qui on est en désaccord. Mais tenez compte de vos lecteurs.
Si votre blog parle de Linux, c’est assez facile de polémiquer sur Windows, par exemple.
Souvenez-vous toutefois que l’on peut apprécier que vous affichiez vos opinions de temps en temps, parce qu’en général vous contribuez
à rendre les gens plus intelligents, informés, heureux, … Mais à trop polémiquer, vous risquez de passer pour un “jamais
content” peu constructif, un râleur.
Je vous conseillerais de rester “thématique” (en rapport avec votre blog) et de ne pas taper trop fort. Il est toujours plus facile de
critiquer ce que d’autres font, que de faire soi-même. Si quelque chose vous agace vraiment, écrivez-le, mais restez fondé, concis et courtois.
Évitez les tirades qui ne prouvent rien si ce n’est votre colère.
Ce sujet mériterait d’être placé en tête de la rubrique “facile” car c’est le principe numéro 1 utilisé
par la mauvaise presse. Un titre racoleur à la une ou sur la couverture et voilà les gogos en train de se ruer. “Les Francs Maçons aux
commandes de l’État”, “Nos libertés reculent”, “2% des Français en garde à vue en 2008” …
C’est sûr, qu’en faisant peur aux gens, on gagne un certain auditoire (de quelle nature, au fait ?). Mais une fois qu’ils auront lu votre article
et qu’ils le quitteront la peur au ventre, qu’aurez-vous gagné ?
Cela dit, vous pouvez vouloir faire peur pour qu’ils réagissent à de vraies questions ou faits inquiétants. Et vous auriez raison.
Mais il faut rappeler un principe assez simple en communication : plus vous choquez et moins vous sensibilisez. Ceci est dû au rejet de ce qui est trop dur à envisager.
Si vous choisissez d’effrayer, blindez vos sources et votre logique. Mais comme le 3, n’en usez que rarement.
Qui n’a pas de hobby, un style de musique ou de peinture favori, un groupe ou un chanteur de prédilection, un gadget préféré,
un marque de vêtements, de voitures, un auteur, un acteur, une femme ou un homme politique … Vous aimez peut-être avec passion votre
métier ou un métier que vous auriez aimé exercer.
Si vous êtes dans ce cas, vous avez de quoi exprimer votre passion.
Mais, là comme ailleurs, votre lecteur attend de vous que votre passion ne soit pas aveugle et que vous la justifiiez tout autant que vous lui
donniez matière à vous suivre dans cette passion. Et quoi de mieux que de choisir un sujet pour lequel la communauté est bien
représentée sur internet, ce qui vous permettra de le lui faire découvrir.
Beaucoup de gens écrivent des choses vraiment captivantes dans nos domaines préférés. Beaucoup de gens aussi parlent d’autres langues.
Mais il est vrai, aussi, que ce qu’écrivent d’autres gens, vous ne l’auriez peut être pas écrit comme ça. Sans parler du
fait qu’il est difficile pour beaucoup de lire aisément un texte dans une langue étrangère.
6a- Lorsqu’on traduit un texte, on y apporte forcément un peu de son interprétation, mais on permet à de nombreuses personnes de lire facilement
ce que la barrière de la langue ne permet pas. Faites l’essai et vous verrez que, tout bon anglophone (par exemple) que vous soyez, le fait de le traduire,
à l’écrit, dans votre langue, vous amènera à vous replonger dans vos dictionnaires et vos encyclopédies. Votre traduction finale
sera très différente de votre premier jet. Vos lecteurs apprécieront le travail.
6b- Lorsqu’on interprète l’article d’un autre, on offre l’opportunité à ses visiteurs de découvrir l’article
d’origine avec un autre regard, un autre éclairage. Et c’est encore l’occasion d’amplifier votre propre “lecture” du sujet
avec ce qu’en pense le “monde”. Si vous êtes en mesure de compléter par votre propre logique, vous renforcerez l’article que vous commentez.
Si vous préférez vous appuyer sur des références trouvées sur le net, vous offrirez à vos lecteurs un travail tout aussi
intéressant qui leur permettra de multiplier les regards sur le sujet.
Un conseil, ne noyez pas votre lecteur sous une logique difficile à suivre ou sous 3 tonnes de références qui seraient ennuyeuses à lire.
J’aime bien agrémenter ce que j’écris de petites histoires qui illustrent mes propos. Je ne le fais pas systématiquement, mais je suis
convaincu que c’est un style qui plaît car cela projette le lecteur dans l’imaginaire et ainsi il se figure mieux ce que l’on veut faire passer.
Vous êtes devant votre page blanche. De quelle manière pourriez-vous faire passer telle ou telle idée pour que vos lecteurs soient emportés ?
Vous vous dressez de votre siège. Arg ! Le doute ! La crainte de pas réussir à surprendre.
Vous traversez le salon. Votre femme, plongée dans un livre, lève le nez, surprise de votre agitation. “Anges et Démons, j’ai entendu dire
que c’était bien” - lâchez-vous pour détendre l’atmosphère. “Oui, c’est bien ! Mais qu’est-ce qu’il t’arrive ?
Tu as l’air …”. “Tu ne comprends pas, je voudrais leur raconter une histoire, mais l’éradication des termites … ce n’est pas
… enfin, je ne vois pas …”. “Je ne sais pas, mais tu pourrais faire parler une poutre ou le meuble que t’a donné ta mère”.
J’ai classé ce style dans la rubrique facile, car avec un tout petit peu d'entraînement on parvient à un résultat très facilement
“magique”. Surtout, ne vous dites pas que vous n’en êtes pas capable. Avec un tout petit peu de pratique, vous allez vous étonner
vous-même, vous amuser et vos lecteurs avec vous.
Celui-ci aussi aurait mérité de venir en tête de liste “Facile”.
Vous êtes forcément “professionnel” dans un domaine, que vous soyez expérimenté ou étudiant.
Comment pourriez-vous apporter de l’aide à quelqu’un en livrant les clés d’un problème commun et qui respecte la thématique de votre blog ?
De plus, n’oubliez pas 2 points importants :
* formuler les questions d’un problème, c’est en partie le résoudre,
* un problème existe parce que quelque chose dans le problème n’est pas vu, c’est pour cela qu’on dit souvent qu’il faut “Reformuler
les questions”.
Il y a matière à vraiment aider vos lecteurs, alors prenez n’importe quel sujet que vous avez étudié ou que vous pratiquez au
quotidien, trouvez ce qui pose problème le plus souvent en cherchant dans Google et apportez votre manière de solutionner en reformulant par exemple.
Exemples :
* Vos collèges de fac n’ont rien compris au dernier cours du prof de maths. Refaites son exposé en éliminant tout le verbiage
mathématique ou en étendant ses définitions, en rappelant les éléments précédents, antérieurs sur
lesquels tout ceci s'appuie, ou tout simplement en reformulant tout l’exposé avec des mots simples.
* Vous avez découvert comment passer le niveau 827 de Tomb-Myth, ne le gardez pas pour vous. Écrivez un bon article qui livre votre secret.
* Après quelques expériences, vous avez découvert quels étaient les critères d’éligibilité pour l'octroi d’un
crédit d’aide au développement chez Progress-Plus. Livrez votre découverte à vos lecteurs.
Le sujet est infini. La majeure partie des gens procède à partir de ses acquis et n’ira jamais plus loin par elle-même.
Il y a donc largement de quoi les aider à gagner du temps et/ou de l’argent.
Il faudrait malgré tout rappeler ceci. Si vous n’avez trouvé qu’une économie de 2 clics sur 10 pour faire telle action
dans le logiciel “tartenpion”, vous n’aurez que peu de succès. Ne vous intéressez qu’aux vraies économies, sinon on ne vous suivra pas.
Ce sera toujours aussi compliqué (ou cher) et donc sans intérêt.
Exemples :
* L’univers de l’utilisation de l’ordinateur est une source intarissable. Un nombre impressionnant d’utilisateurs ne lisent
jamais le moindre manuel. Il est fréquent d’observer des gens en train de sélectionner dans une page web un nom, une marque…
en faisant glisser le curseur depuis le début de mot jusqu’à la fin du mot, puis de cliquer sur le bouton droit de la souris pour faire
“copier” et ensuite d’aller dans la zone de recherche, plutôt que dans la zone d’adresse, pour l’y coller. Cette action, dans Firefox,
se résume à faire un double-clic sur le mot puis un clic droit et “rechercher dans Google…” (ou quelque chose comme ça).
* Faites le tour, tous les matins, de toutes les grandes surfaces de votre région et annoncez les super promos sur votre site - faites-vous des copains chez eux pour
qu’ils vous envoient par texto les bons plans avant tout le monde.
* Convainquez vos amis d’arrêter de tenir leur blog, ça prend trop de temps :-)
Peut-on faire une différence entre une “opinion franche” et la polémique (3) ou la passion (5) ? Pas évident.
Peut-être devrions-nous reprendre l’article original de Darren ?
Aurélien a choisi de traduire “Write something opinionated” par “… opinion franche”, que l’on pourrait aussi traduire par
“Écrire un article d’opinion”, c’est-à-dire de donner votre avis comme le fait “la presse d’opinion”.
Le schéma de l’article d’opinion repose sur :
1- évoquer des faits et
2- donner son avis
et, en option,
3- conforter son avis par des références.
En soi, l’opinion que vous donnerez est différente de la polémique ou de la passion. Dans la polémique, au mieux, vous égratignez les
défenseurs du sujet. Dans la passion vous êtes tellement épris que ça se voit que vous êtes à 1 mètre du sol.
L’opinion, c’est modéré. Vous ne vous enflammez pas. Au contraire vous posez les choses en vérités ou en affirmant.
Le lecteur averti vous décryptera et comprendra bien qu’il s’agit de votre avis. Mais c’est tellement bien cousu, que votre opinion
prend un poids qui emportera nombre de lecteurs.
C’est incontestablement la première des choses que j’ai apprise en débarquant dans la blogosphère : être cool.
Après avoir vécu de nombreuses années tapi dans le “terre à terre” de mes résultats d‘activités, la concurrence,
la protection industrielle … j’ai été très surpris de la “liberté” qui animait cet univers.
Ici, peu de gens se cachent. Ici, on recommande de montrer ses projets non achevés pour prendre le point de vue du “monde” et améliorer ses travaux.
La culture du secret, ce n’est pas dans ce monde-là qu’elle s’exprime. Il n’est d’ailleurs pas étonnant de voir si
peu d’industriels impliqués et tenir des blogs.
Il m’a fallu un certain temps pour casser le moule dans lequel je m’étais enfermé et comprendre pourquoi les animateurs des blogs que j’aimais
visiter me semblaient si “complaisants” vis-à-vis de leurs “concurrents”.
Cette chose extraordinaire qui est le moteur de la blogosphère tient dans pas grand-chose mais c’est en même temps tout son état d’esprit
et sa force extraordinaire.
Dans la blogosphère, nous n’y sommes visibles que parce que nous partageons, que parce ce que nous acceptons la pluralité des points de vues,
que parce ce que nous relayons sur nos blogs d’autres points de vues et que d’autres en font autant.
Notre visibilité en dépend car : quand d’autres parlent de nous, nous obtenons alors des liens vers nos articles et ainsi les moteurs de
recherches considèrent que nous sommes pertinent (on vous référence).
Et ce consensus “dur” (effectivement nous n’avons pas d’autre choix hors la pub), nous impose une ligne de conduite très
éloignée de l’individualisme.
À ceux qui resteraient encore accrochés aux schémas traditionnels de la concurrence, j’aimerais dire une chose assez simple.
Parfois, on détient une idée, un concept, que d’autres n’ont pas. Le partager peut signifier qu’on va vous le “piquer”,
que d’autres vont s’en emparer, mais beaucoup d’entre eux parleront de vous. Le taire ne vous apportera jamais d’audience.
S’il est le résultat de vos expériences, de votre savoir-faire (et ce que vous avez appris d’autres), le seul qui le maîtrisera suffisamment
pour en rester l’auteur, c’est vous. La finesse du sujet, c’est vous.
Ceci dit, si vous voulez lancer un buzz (un message qui va circuler d’internaute en internaute), ne dévoilez rien avant qu’il n’ait fait son effet.
Mais c’est une tout autre histoire que d’écrire des articles dans un blog.
Écrire quelque chose de cool, ce peut être de parler du travail des autres, de leurs sites, de leurs bonnes idées, de la qualité des services
qu’ils offrent, des initiatives intéressantes qu’ils ont lancées, d’un bon produit …
Bon, après, le “cool”, c’est chacun qui décide ce qui l’est ou pas.
Vous trouvez que l’article d’un blog que vous fréquentez est intéressant. Rédigez un article rapide d’introduction et proposez
à vos lecteurs de lire la suite avec un lien vers l’article en question.
12a- Si votre blog à le même thème que celui qui héberge l’article, dans votre introduction, donnez votre avis sur l’article,
ou sur l’auteur, ou sur le blog.
12b- Si c’est en dehors de votre thème, trouvez dans votre thème l’apport de réflexion ou d’intérêt que peut
représenter cet article.
Complétez éventuellement de liens vers d’autres articles pour permettre à vos lecteurs d’amplifier l’article que vous avez relayé
(mais pas les mêmes liens que propose l’article en question - soyez contributeur, pas copieur).
… quelque chose que vous maîtrisez et que vous êtes capable de transcrire soit sous forme de méthode, soit sous forme de conseils.
La blogosphère aime bien les articles qui se présentent sous la forme de liste de conseils ou d’étapes à suivre.
Exemples :
* 20 conseils pour faire une bonne photo,
* les 6 manières de faire une tarte au pomme,
* les 5 étapes pour que votre gosse ne soient plus haï par les profs.
Ça paraît bête de le rappeler mais pensez à vos lecteurs, s’ils viennent vous lire pour vos articles de techno web,
ne leur servez pas de recettes de confiture.
Pas mal de gens se prennent la tête dans les détails alors qu’ils n’ont pas encore tracé les grandes lignes de leurs projets.
C’est la raison numéro 1 des échecs, dans tous les domaines.
Cela tient probablement à l’éducation scolaire et sociale, qui tend à nous faire nous comparer aux sujets de références
(ou aux autres) en permanence et à vouloir que chaque point que l’on imagine soit aussi parfait que …
Revisitez ce que vous connaissez bien et, alors que vous êtes un spécialiste du sujet, proposez des articles qui restent superficiels mais qui aident
à aller au bout d’une action et permettent d’aboutir à quelque chose de concret. Trouvez les 3 points sur lesquels on bute facilement et
les conseils qui vont avec pour ne pas s’y laisser prendre.
Ainsi, ceux qui n’y connaissent rien pourront commencer à avoir des résultats tangibles. La “perfection” viendra plus tard.
Exemples :
* Vous savez écrire des programmes pour le web. Trouvez un chose toute simple qui puisse s’afficher sur le blog de celui qui va expérimenter,
et détaillez le programme avec des mots simples et efficaces.
* Vous êtes champion de la rédaction de programmes stratégiques pour parvenir à ses fins. Vous en maîtrisez leur suivi,
leur entretien et leur mise à jour. N’étalez pas votre technique. Prenez le premier point. Par exemple celui de tenir à jour la liste de ses idées.
J’ai classé ce style dans le niveau “moyen” mais il aurait pu (ou dû) être rangé dans “difficile”.
D’une façon générale, peu de gens font des commentaires dans les blogs, et ce d’autant plus que la thématique des
blogs aborde des sujets professionnels. Cela tient principalement au volume d’audience. Si un visiteur sur 1000 fait un commentaire (c’est probablement
dans cet ordre de grandeur), votre capacité à faire réagir dépendra du nombre quotidien de vos visiteurs.
15a- Si votre blog parle de jeux vidéo, de mode, de sport, de politique générale, bref, de “trucs” de la vie de tous les jours,
vous n’aurez aucun mal à poser des questions à vos lecteurs et à obtenir nombre de commentaires dans vos articles.
15b- Si par contre vous y parlez des capacités de reproduction des mouches bleues dans le sud saharien lors de la saison des pluies … ici,
je crois que votre seul lecteur sera aussi une de vos proches connaissances.
Eh bien là, je sèche. J’ai retourné le thème dans tous les sens mais sans vraiment imaginer comment s’y prendre.
Peut-être avez-vous une idée ? Merci par avance de vos commentaires, on s’en servira pour publier une mise à jour de cet article :-)
À moins qu’il ne s’agisse de flatter les fans d’un sujet quelconque ?
Typiquement l’article sur lequel est fondé cet article est une source d’inspiration.
Son schéma est assez simple.
Prenez un domaine que vous connaissez bien. Vous en connaissez probablement les fondements et ceci vous permet de proposer des tas d’exemples d’application
d’un ou plusieurs de ces fondements.
Exemples :
* Votre domaine, c’est le dessin, faites une liste d’exemples pour donner du rythme en jouant sur la couleur.
* Votre domaine, c’est la guitare, écrivez une liste de styles de riffles avec des références à des passages de morceaux à écouter.
* Votre domaine, c’est la drague, écrivez une liste d’exemples sur les manières de s’y prendre.
Le rire, c’est le décalage. Parler de quelque chose qui est sérieux, ou guindé, ou tabou … de manière satirique, exagérée,
insolente, en reprenant des stéréotypes de langages. Le décalage, c’est aussi l’inattendu. Le paysan qui parle d’un sujet qu’un
paysan ne peut (a priori) connaître et qu’il présente dans un style paysan.
Pour s’y entraîner, une bonne technique consiste à étudier des sketches d’humoristes, à les disséquer pour comprendre sur
quoi ils s’appuient pour provoquer le rire.
À noter qu’il ne faut pas se rater sur un tel thème, car les interdits sont tenaces.
D’autre part, faites attention à la moquerie directe. Pour le coup, vous risqueriez d’avoir beaucoup de commentaires à votre article,
mais pas d’une nature qui vous soit flatteuse.
S’agirait-il de quelque chose dont personne n’ait jamais parlé ou d’une tout autre façon de voir un sujet particulier
(une autre forme d’appropriation) ?
19a- Le premier est assez évident car le web ne parle pas de tout. Encore faut-il que le thème de votre blog s’y prête. En fouillant un peu vous devriez trouver.
J’ai cherché dans Google : “le marketing de l’Antiquité à nos jours”, c’est vide - qui s’y colle ?
19b- Le second est un petit peu moins évident. Mais je vais vous livrer une technique. Beaucoup de gens ont une approche structurale, qui leur fait voir les choses
par leur constitution plutôt que par leurs finalités. Le grand dilemme de l’organe ou de la fonction. Lorsqu’on s’intéresse
essentiellement aux finalités, donc à la fonction, on est amené à “classer” ou “catégoriser” les choses
très différemment que lorsqu’on les regarde du point de vue de leur structure. Par exemple, sur un sujet comme le bâtiment, vaut-il mieux
faire un classement par type de matériaux utilisé pour construire une maison, ou par nature de maisons, donc d’habitats, sachant que ce qui
compte pour vos lecteurs c’est d’habiter. Ici, le meilleur des classements sera sans doute celui par finalités.
Fouillez vos sujets (et le web) et vous verrez qu’il y a matière à révolutionner la manière de voir pas mal de domaines et à
être unique (un temps) dans vos articles.
Le scoop ? À moins qu’il ne s’agisse de la même chose que le style 19 ?
Si l’on parle de scoop, là, c’est très difficile et il faut certainement que vous tissiez un tissu de relations très
étendues et pointues pour vous alimenter en révélations que d’autres ne connaîtraient pas facilement.
Des sites très populaires ont fait leur beurre de ce style. Mais pour que votre site soit pris au sérieux, vous avez intérêt à
rester vigilant et ne pas faire passer pour vraies des rumeurs infondées que lancent certains pour attirer l’attention sur leurs sites, leurs produits…
Enfin, méfiez-vous de ne pas révéler des secrets marketing qui pourraient vous valoir quelques difficultés avec les avocats des firmes dont
vous auriez mis au grand jour les plans.
Une piste à exploiter. Les blogueurs vivant dans des pays dont sont originaires des produits, des techniques … publient souvent des nouvelles de
ces produits bien avant (de moins en moins) que cela n’arrive à nos oreilles. Si vous parlez le japonais, le chinois ou l’hindi, c’est dans la poche.
L’anglais, un peu moins.
Ici, il est question de faire ou refaire un raisonnement à propos d’un sujet quelconque et, cerise sur le gâteau, d’en tirer des
conséquences ou des prévisions.
En vous appuyant sur ce que j’ai développé pour le style 19, vous devriez pouvoir y parvenir sans peine, puisqu’en réanalysant vos
domaines de compétences à la lumière de leur finalité, vous pourriez bien mettre en évidence quelques erreurs de logique
qui viennent de l’angle donné par l’approche structurale ou d’une approche par finalité mais pour un autre domaine que le vôtre.
En matière de prévision, faites tout de même attention de ne pas trop vous avancer. Vous avez beau être bon dans votre sujet : “en
perpétuelle mouvement est l’avenir”.
Il existe plusieurs manières de bâtir un article ressource. En soi, ce style mériterait d’être aux moins découpé en trois.
22a- Écrire un listing d’articles ressources dans un domaine, une technique, une pratique …
Si vous lisez cet article, c’est que vous vous intéressez à la manière de vous y prendre pour alimenter votre blog en contenu
(dont vous êtes l’auteur).
Il existe, à ma connaissance, 2 ou 3 listings étoffés de ressources en français sur le sujet, mais guère plus.
Peut-être que dans votre domaine, il n’en existe pas, ou qu’ils sont incomplets ?
Jackpot ! Votre article va contenir une multitude de liens vers des tas d’autres sites ou blogs, et vous augmenterez votre pertinence au passage.
Un conseil, toutefois, prenez le temps de lire tout ce que vous référencez et ne référencez pas ce qui irait à l’opposé
de votre approche ou bien signalez-le.
22b- Écrire un dossier complet, un article de fond
L’exercice le plus difficile. Beaucoup de textes, de citations, de références. Et pour que ce soit intéressant et vivant :
une vision synthétique, plusieurs niveaux de lecture (pour ceux qui sont pressés, ceux qui veulent aller plus loin…).
Il faut couvrir tout le sujet, si possible, pour intéresser, projeter plus avant que ce qui en est dit communément, aller plus en profondeur que ce
qui est développé habituellement, brosser le sujet à partir d’un regard thématique différent …
C’est une bonne base pour en faire un livre à la sortie.
Bon courage.
22c- Écrire un glossaire des termes d’un sujet
Un autre exercice difficile mais très certainement payant car la plupart des définitions qui traînent çà et là sont
en majorité jargoneuses, mal rédigées, incomplètes ou fausses.
Multipliez vos sources de vérification (dico, encyclopédie, wiki, sites pro…) et faites attention entre le français et l’anglais.
Certains mots professionnels sont traduits par des mots d’équivalence dans l’autre langue mais ne couvrent pas le concept avec la même approche.
C’est le cas, par exemple, de Marketing qui est compris en France d’une manière différente de celle des anglo-saxons.
Deux ou trois conseils :
* On ne définit pas un mot compliqué par un autre mot compliqué ou avec des synonymes.
* Donnez des exemples pour que les gens se figurent le terme. Mieux, associez des illustrations.
* Évitez les renvois dans tous les sens, on finit par s’y perdre.
* Utilisez un vocabulaire français de base. Évitez les mots rares.
Les articles originaux
* 21 manières d'écrire un article sur votre blog afin d'augmenter son audience par Aurélien Bardon (Oseox.fr)
* 21 Ways to Write Posts that Are Guaranteed to Grow Your Blog par Darren Rowse (ProBlogger.net)
Pour aller plus loin
* Écrire du contenu pour son blog de Raphaël (QuitterSonJob.fr)
* Écrire un blog pour les "nuls" - conseils par des "pros" de Jean-François Ruiz (WebDeux.info)
* 12 leçons à retenir après un an et demi à blogguer ! (ConseilsMarketing.fr)
* Comment rédiger des titres qui augmentent le trafic ? (blog.axe-net.fr)